Daniel Simon

 

               

http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Simon    Tél. :00.32(2) 216.15.10 – Mobile : 00.32.477.76.36.22

Membre du Comité belge de la SACD de 1990 à 1994 et, de 2000 à 2002.

Membre fondateur puis Secrétaire de l’association des auteurs dramatiques « RépliQ », de 2000 à 2002.

Vice -Président du Conseil du Théâtre pour l’Enfance et la Jeunesse de la Communauté française de 1990 à 1994.

Pièces de théâtre pour jeune public:

“Ventre de papier” (Théâtre de la Menterie, 1986, Prix du meilleur spectacle, adaptation pour la RTBF, réalisateur: Philippe Kempen, éditions Lansman, 1991 – Création par la Cie Le Banc public, France, 2002)
“Visite en Noir et Blanc” (Théâtre de la Menterie, 1987)
“Eldorado” (Compagnie des Mutants, Prix du Meilleur spectacle en 1987, adaptation pour la RTBF, Réalisateur: Philippe Kempen)
“Les Heures Creuses” (Théâtre de la Menterie, Création en 1989)
“Premiers Chants” (Créa-Théâtre, Création en 1989, Prix du Meilleur Texte et Prix de la SACD, adaptation télévisuelle par No Télé, Tournai; éditions Lansman/Nocturnes 1989, création de fragments avec La ligue Wallonne de Santé Mentale dans le cadre des Etats Généraux de la Santé Mentale en Wallonie (8,9 et 10 octobre 1998). Mise en scène: Anne-Marie Lateur)
“La Moitié du Monde” (Créa-Théâtre, Création en 1990, éditions Lansman/Nocturnes, 1990).
“Régime de Nuit” (en collaboration avec Bernard Clair), Théâtre des Zygomars, 1995.)
“Le Rêve du Jardin” (Mise en scène de l’auteur, Théâtre des Zygomars, Huy, août 1997)
“Gros-Maigre” (Mise en scène de l’auteur, Théâtre des Zygomars, Huy, août 1997)
“Le Scribe de l’Archipel” (Mise en scène de Guy Pion, Théâtre du Chakipesz, Huy, août 1997)
« Océans » (Mise en scène de l’auteur, Théâtre des Zygomars, Namur/Huy, 1998)
« Le Rêve du Jardin » (adaptation pour le Théâtre Taptoe de Gand, création en néerlandais en 1999 à Gand ; « Sonho do jardim », adaptation par Caméléon Théâtre, Coïmbra, Portugal en 2005 par José Geraldo)
« Le Marchand de caresses » (Le Magasin des histoires, 2000, 2001,2002, 2003, 2004) « Mercador de Caricias » (version portugaise du Marchand de Caresses, traduction, adaptation et jeu par José Géraldo, Coïmbra, Portugal, 2001, 2, 3, 4)
« Le Chantier » : dramaturgie et travail de texte, création Créa-Théâtre, Tournai, 2006

Pièces pour adultes:

« Scènes de la vie quotidienne » (Théâtre universitaire de l’Université de Liège, 1976, mise en scène Michel Demblon, François Duysinx)
« Incognito » (Création à Bruxelles, Le Grand Parquet, 1986, mise en scène d’Arnold Sartoz)
« Les Petites Manœuvres » (Création Atelier Sainte Anne à Bruxelles en 1990 et à Paris, Compagnie Vincent Auvet, Paris, 1993; éditions Lansman, 1989, nouvelle mise en scène de Régis Ducqué au Théâtre de l’Etincelle, Bruxelles, octobre 1998) (édité chez Lansman
« Snipers » (Lecture-spectacle de l’auteur au Théâtre Varia, Bruxelles, 1996, production en cours, Théâtre Traverse, 1997-1998, éditions du Groupe Aven,1997, lecture-spectacle dirigée par Jean-François Politzer le 18 décembre 1998 à La Fabrique de Théâtre, Mons))
« Souvenirs du Portugal » (in “Démocratie mosaïque 1″, éditions Lansman, 1996
« Dernier Chant » (in « P.P. Pasolini, 20 ans », coordination, avec des textes de Pierre Mertens, Marc Rombaut, Jacques De Decker, Luc Dellisse,…éditions Lansman, 1996
« La veillée » (in “Démocratie mosaïque II”, Editions Lansman, 1997, Prix Promotion Théâtre
« Le lamento des Gnons » (in revue Archipel, hiver 1997-1998)
« Les catacombes du blanc », essai radiophonique (in revue Archipel, hiver 1998-1999)
« Colère noire », (inédit)
« La mort marraine» (inédit, avec l’aide d’une Bourse à l’écriture Communauté française, 2000, parution de la troisième partie dans la revue Marginales n° « Impressions d’Afrique»)
« L’isoloir » (in « Démocratie mosaïque IV », Lansman, 2000)
« Trop près » (pour « Sorties de Secours », lectures-spectacles à Mons et Bruxelles pour le Centre des Ecritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles et le Théâtre-Poème, 2000)
« Le Bazar de la charité » (création en lecture au Festival d’Avignon, dans le cadre de « Vent du Nord », en association avec Répliq et la SACD, le 20 juillet 2001)
« D’où viens-tu pirate ?» (inédit, 2003 ; lecture publique au Théâtre des Martyrs en mars 2005 par le MET, mise en voix Christian Crahay)
« Tina wa na » (Toi et Moi) (inédit, lectures-spectacles Ixelles, mai 2003 et Africalia 2003)
« J’y suis, j’y reste » in « Démocratie, j’écris ton nom » (25 écrivains belges), éditions Couleurs Livres, Charleroi, 2004 (création le 12 mars, au Centre Culturel de Schaerbeek, dans le cadre de la Nuit de la Femme dans une mise en scène de l’auteur, avec la comédienne Florine Elslande)

Adaptations théâtrales:

- « Stabat Mater » de Jean-Pierre Verheggen (avec Linda Lewckowicz et Jean-Claude Derudder, Création Théâtre Traverse, 1992)
- « Artaud Rimbur » de Jean-Pierre Verheggen (Création Théâtre-Poème, Bruxelles, 1994)
- « Le Jardin des Fables » (d’après des fables de La Fontaine et d’Ibn Al Muquafa, création Théâtre-Poème, Bruxelles, 1995)
- « Le Temps des Latins » (d’après les textes d’épicuriens et stoïciens, création Théâtre-Poème, Bruxelles, 1996)
- « Le Temps des Latins II » ou la Vertu des plaisirs (création Théâtre Poème, Bruxelles, janvier 1998)
- « L’Enragé de Schaerbeek » (d’après la correspondance de Michel de Ghelderode, création Théâtre Poème, mars 1998)
-« L’Atelier des Songes » (d’après des fragments de théâtre grec et latin, création au Théâtre-Poème en 1998, Bruxelles)
- « Modeste proposition pour les enfants perdus» d’après Jonathan Swift

Mises en scène:

« Estrades » de Jean-Pierre Willemaers avec Jean-Claude Derudder (Bruxelles, 1990, éditions Lansman/Nocturnes, également auteur de la scénographie, dans le cadre des “Nocturnes” (Lectures-spectacles au Centre Culturel de la Communauté française Le Botanique):
« Corps et Tentations » de Didier-Georges Gabily ( lecture-spectacle dans le cadre des Troisièmes Nocturnes, Botanique, Lecture-spectacle avec Nicole Duret et Jean-Claude Derudder, Bruxelles, 1991, auteur de la scénographie)
« L’Ancien Régime » de Luc Dellisse (Création à Bruxelles en 1991, avec Nicole Duret et Maurice Sévenant)
« Stabat Mater » de Jean-Pierre Verheggen (Création à Mons avec Jean-Claude Derudder en 1991, reprise au Centre Culturel d’Anderlecht en 1993, reprise au Théâtre National en 1995, captation vidéo par Les Archives et Musée de la Littérature, 1993).
« Artaud Rimbur » de Jean-Pierre Verheggen (Création avec Fabienne Crommelynck et Franck Dacquin en 1994 au Théâtre Poème, Bruxelles. Reprise à Marseille et à Charleville Maizières en 1995, Saint-Georges (Roumanie) en 1996, Bologne, 1997, Liège, 1997, auteur de la scénographie).
« Relevés de conteur » de Didier Arcq (oeil extérieur et dramaturgie, Création en 1994 à Bruxelles)
« Le Jardin des Fables » (La Fontaine et Ibn Al Muquafa, adaptation Daniel Simon, Théâtre-Poème, Bruxelles, octobre 1995, auteur de la scénographie)
« Pasolini ou la Scène d’un Destin-Phare » d’après des textes de P.P. Pasolini, adaptation: Pierre Mertens. Mise en scène: Daniel Simon. Théâtre-Poème, Bruxelles, novembre 1995, auteur de la scénographie).
« Snipers » écriture et mise en scène de la lecture-spectacle (coproduction Groupe Aven et Théâtre Traverse, mars 1996, Bruxelles)
« Glossomanies » de Christian Prigent (Théâtre-Poème, Bruxelles, mai 1996, Saint-Georges (Roumanie) 1996, Le Mans, Marseille, (France), 1998, auteur de la scénographie).
« Opera Buffa » de Franck Venaille (adaptation de Daniel Simon, Théâtre-Poème, Bruxelles, mai 1996 et mai 2001, avec Yves Bical, lecture-spectacle, auteur de la scénographie)
« Le Temps des Latins » (adaptation de Daniel Simon, création Théâtre Poème, Bruxelles, octobre 1996, auteur de la scénographie)
« Iégor » (de Luc Dellisse d’après Charles Plisnier, Centre Culturel de la Région de Mons, décembre 1996 et Théâtre Poème, Bruxelles, mars 1997, auteur de la scénographie)
« Petit Matin, Grand Soir » de Jacques De Decker (Théâtre Poème, Bruxelles, 1997, auteur de la scénographie)
« Le Temps des Latins II » ou « La Vertu des plaisirs » (Théâtre Poème, Bruxelles, 1998, auteur de la scénographie)
« Tanganika ou le viol du Tabernacle » de Nzey Van Musala (Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, RDC, avec la Compagnie Marabout Théâtre, février 1998, auteur de la scénographie)
« L’Enragé de Schaerbeek » (d’après la correspondance de Michel de Ghelderode, Théâtre Poème, Bruxelles, mars 1998, auteur de la scénographie)
« Proust » (lecture-spectacle d’après la Recherche du Temps perdu, adaptation Luc Dellisse et Karann Guilbert, Théâtre Poème, mars 1998)
« Ceci n’est pas la pipe d’André Blavier » (d’après l’oeuvre d’André Blavier, création du Théâtre Poème à la Maison de la Poésie de Paris le 16 juin 1998 et reprise en septembre 1998 au Théâtre Poème, Bruxelles, 1999, 2000, 2001 en tournées en Belgique et en France)
« L’Atelier des Songes » (d’après des tragédies et comédies grecques et latines, création en novembre 1998 au Théâtre Poème, Bruxelles)
« Scènes pour la démocratie » (animation du projet avec mise en scène en collaboration avec Virginie Thirion et Guy Pion au Centre Culturel d’Etterbeek les 23 et 24 novembre 1998)
« Fragments de Scènes d’amour et de guerre » (Portugal, Aveiro): « Le Cahier des Larmes ou le Théâtre des Oreilles », janvier 1999. Production Companhia Teatro de Aveiro Efemero et Théâtre Traverse, 1999)
« Scènes d’amour et de guerre » à Kinshasa, Centre Wallonie Bruxelles en juillet 98.
Spectacle en coproduction entre le Marabout Théâtre et le Théâtre Traverse. Mise en scène de textes produits en janvier-février 98 dans l’atelier d’écriture du même nom.
« Scènes d’amour et de guerre » à la Fabrique de Théâtre: extraits de textes d’Albanie, de Roumanie, du Congo (RDC), du Québec. Mises en voix de Christine Mordant et Daniel Simon (le 18 décembre 1998)
« Sorties de Secours » (opération produite et coordonnée avec le Centre des Ecritures Dramatiques W-B et le Théâtre-Poème. Textes d’une dizaine d’auteurs belges, français, albanais et portugais. Mise en voix, édition en Revue et CD, 2000-2001).
« Laïos » de Vincent Magos (mise en voix au Théâtre de Poche le 18/12/2000)
« Hommage à Anton Pashku – Soirée consacrée au théatre albanais » (avec le Théâtre du Non Lieu et la Bellone, le 30 avril 2001 à la Maison du Spectacle La Bellone – Bruxelles)
« Lectures-spectacles » dans le cadre de la collaboration entre le Théâtre traverse et le Centre culturel de Schaerbeek des textes dramatiques des Ateliers d’écriture du Théâtre traverse (auteurs de Macamada, 2001, 2002)
« Tina wa na » (lecture-spectacle Ixelles, 2003, Africalia )
« Modeste proposition pour les enfants perdus» d’après Jonathan Swift (Dans le cadre du Festival de Seneffe 2004, Théâtre Poème, avec Jean-Claude Derudder)
« J’ai jamais été prise » (cinq monologues de femmes par Florine Elslande, Atelier de la Dolce Vita, octobre 2005 et Centre culturel de Schaerbeek, Bruxelles)

Pour la télévision:

Deux scénarios pour l’émission Double 7:
(RTBF)
Les Italiens de Belgique (1992)
Le Théâtre Jeune Public (1993)

Vidéos de création:

“Lettre à Sarah” vidéogramme (BETACAM Couleurs, 20′) de création en équipe avec Martine Verreycken (documentaire sur les personnes âgées dans le Homme du CPAS d’Anderlecht), 1994.
“Babel amour, babil toujours”( vidéo couleurs 30 minutes, en coréalisation avec Aliaj Shkelqim, dans le cadre de “L’art d’aimer, aimer l’art à Schaerbeek), production Administration communale de Schaerbeek et Théâtre Traverse asbl 2003).
« Le Promeneur Josaphat » à l’occasion des cent ans du Parc Josaphat en collaboration avec Aliaj Skelqim, couleurs, 25 minutes , production Traverse asbl
« Je suis un lieu commun », création, 2007, couleurs 15 minutes.
« Je vous écoute », réalisation avec Marc Bruynbroek-Lautal, couleurs 50 minutes 2010.

"Facons de lire à Schaerbeek", (20 min. Imlages Jacques Deglas, 2011)

Pièces radiophoniques:

“La Guerre au Théâtre”, 1995 (inédit).
“Bruxelles, Babel, Babil et Sabir” (création et réalisation dans le cadre de l’Atelier de Création radiophonique de la SACD, Projet retenu dans le cadre du concours de création “Ecouter, écrire et entendre la ville”, Bruxelles, 1998)
« La Borne des Pleurs » (inédit)
« Radio rêvée » (inédit)

Textes poétiques:

« Animal gavial » (avec Jean-Marie Mathoul, La Soif Etanche, Liège, 1974, épuisé)
« Le port du corps » (La Soif Etanche, Liège, 1975)
« L’os de la langue perce le mot » (La Soif Etanche, Liège,1976 et Traboule, Metz, 1976, épuisé)
« Fable fusain de Flandres » (Traboule, Metz, 1976, épuisé)
« Sept allées du poème au potager » (Fond de la Ville, Aywaille, 1976,épuisé)
« Le sens de la Marche » (poème sur le sculpteur roumain Brancusi, éditions de l’Ambedui, collection Un Quart, Bruxelles, 1996)
« Petite suite barbare », 1999, éditions Studio-Textes, Bruxelles..
« Les Gorges nouées » (éditions de l’Ambedui, Bxl, 1999)
« Epiphanies » (éditions L’Orange bleue/L’arbre à paroles, 2000)
« D’un pas léger », (poèmes, Le taillis Pré, 2007)
« Dans le Parc » (éditions MEO, 2011)

Nouvelles en recueils ou anthologies:

« Une course imbécile » dans « Passages » (éditions Glénat, Grenoble, 1988)
« Notes sur un colloque » dans « Le théâtre et le temps qui passe », (Mémoires singulières, dirigé par Roger Deldime, éditions Lansman, Centre de sociologie du Théâtre de Bruxelles, 1995.)
« Tereisa » dans « Et si l’herbe était verte, ici, aussi? », (éditions Commission Française Culture, Bruxelles, 1995.)
Collabore, depuis 1998, à la nouvelle série de la revue « Marginales » (trimestrielle, édition Luce Wilquin) dirigée par Jacques De Decker.
« L’échelle de Richter » (nouvelles, chez Luce Wilquin, 2006)
« L’école à brûler » (récit, éditions couleurlivres.be, collection Je, 2008)

 


“De quelle ancienne nuit n’êtes-vous pas revenus?” in “Écrivains du monde pour Haïti”(éditions du Banc d’Arguin, 2010)
” Mémoires et Notes à propos de la traversée de Bruxelles ou de ce qui y ressemble (ed. Maelström Révolution, 2010)
« Ne trouves-tu pas que le temps change ? » (Nouvelles, Le Cri, 2011)

Collaboration diverses:

« Broyer du noir » article in « Procès Dutroux, penser l’émotion », éditions de la Communauté française, Service contre la Maltraitance, Bruxelles, 2004
« De l’eau sous les ponts » in « Les Contemporains » (suite de textes sur la question de l’art contemporain), éditions Les Contemporains, Bruxelles, 2003
« Des racines et des ailes », revue Reliures, 17 ? 2006 ? Liège (Transmettre, ce n’est pas donner)
« ORCA » (Revue de littérature pour la jeunesse, Champagne Ardenne) N°10, déc. 2007, (Le double jeu du théâtre dans l’image)
« GAPS », collaboration,2009.

Essais :

« Je vous écoute » (réflexions sur les bibliothèques, les lecteurs, les livres et les ateliers d’écriture), couleur livres, 2009)
“La Troisième séance ” (à propos des ateliers d’écriture, Couleur livres, 2010)

A paraître :

« Hors scène » (nouvelles, à paraître, écrit avec l’aide et l’appui de la Communauté française, Bourse à l’écriture)

Autres :

A publié des communications à la suite de participation à plusieurs colloques sur le théâtre, la médiation théâtrale, la communication…
A réalisé de nombreux voyages en Europe de l’Ouest et orientale, en Amérique (Nord, Sud) et en Afrique.
Anime des ateliers d’écriture dramatiques en Belgique, France, Italie, Roumanie, Portugal, République démocratique du Congo,…
Régulièrement chargé de mission dans ces pays par le C G R I (Commissariat Général aux Relations Internationales) de la Communauté française pour développer des projets littéraires et/ou théâtraux.
Organise et dirige des formations à la Communication orale et écrite. Anime et/ou organise de nombreux entretiens littéraires en Belgique et à l’étranger.
Pour de plus amples informations:
- Alternatives Théâtrales n°55, Répertoire des auteurs dramatiques contemporains
- Dictionnaire des Œuvres, Lettres françaises de Belgique, tome IV, éditions Duculot, Louvain-la-Neuve, 1994).
- Dictionnaire des auteurs dramatiques contemporains (par Claude Confortès, éditions Nathan, Paris, 2001)
- Ego Scriptor
- Quel théâtre ? Quels écrivains ? Notes à propos de l’écriture dramatique en Communauté française, 1980-1995
par Luc Dellisse

- (Informations à propos de mes activités théâtrales):

 

http://www.bellone.be/fr/ressources/details/persons/1680885

Un témoignage filmé par Yapaka.be

http://lexemplecestnous.org/daniel-simon-ecrivain-editeur


 

N’entrez pas dans ce lieu 

(création en décembre 2008 dans le cadre du Colloque du Centre d’études théâtrales de l’ UCL, « Europe, scène du doute », à paraître dans les actes du Colloque), publication, dans Marginales été 2009, lecture par l'auteur)

Lecture: http://www.demandezleprogramme.be/Un-texte-fort-lu-par-son-auteur?rtr=y

Publication Calaméo: http://fr.calameo.com/read/000065005f8ce53db3993


La dernière fois que ma mère est mort

(Texte paru dans Moebius- Dignité/intégrité: Quebec)

http://v.calameo.com/2.0/cviewer.swf?bkcode=000065005dd6bff35199f&langid=fr

                                                       

Devenu une lecture -performance créée à l'occasion du Festival Checkpoint, 2011 à l'initiuve et à l'invittaion de Kenan Gorgun.

 

(dans l'accompagnement d'un film de l'auteur, images Jacques Deglas)

 

 


 

Modeste proposition pour les enfants perdus

Lecture spectacke par Jeran-Claude Derruder, Théâtre Poème à Seneffe, 2005. Mise en scène: Daniel Simon

Monologue d'après Modeste proposition pour les enfants des classes pauvres d'Irlande de J Swift

http://fr.calameo.com/read/0000650056297ec8cd094

   

DS                                                                                  Jean-Claude Derudder par DS

 


 

D’où viens-tu pirate?

Théâtre/Lecture spectacle dans le cadre du MET, 2006

http://fr.calameo.com/read/0000650050cd2dc7f2872

 


 

DANS LE PARC

Textes brefs, 2011

 


En couverture : "Dissoudre citoyen n° 2" photo de Dragan Marković.
148 pages.ISBN: 978-2-930333-38-0     16 EUR

"Il se fait que j’habite près du parc Josaphat, un lieu magnifique, et que j’y croise été comme hivers des promeneurs de tous les horizons. De ce parc est née l’idée d’un parc plus large : le Parc humain. J’ai donc mis en chantier – une tâche qui s’est étendue sur quatre années – ces textes brefs, la plupart écrits dans une distance que permet la poésie.

J’écris sur un monde qui me dérange, un monde qui me met à mal, me rudoie par sa violence, la dégradation de sa culture (de ses cultures évidemment), la rudesse des rapports qui frise le déni permanent. J’écris à propos de ce monde qui est celui auquel je collabore, je l’habite, le vis, l’observe, je tente de le comprendre mais il n’est pas certain que je l’aime à chaque fois.

Cependant, il me faut reconnaître à quel point le paysage n’existe pour moi que s’il est habité par cette dégradation. Et ce paysage est piqué ça et là de beauté, de grandeur. Il faut bien observer mais elles sont là : beauté, grandeur, des efforts de chaque corps pour tenir debout ; beauté, grandeur, des modestes se faufilant comme ils peuvent dans les plis de plus en plus serrés d’un tissu social qui choisit le vulgaire au nom du populaire.

Dans le Parc a été aussi l’occasion de tenir une sorte de Journal de bord d’un homme qui a largement franchi les frontières naturelles de ses croyances. Pas de désillusion pourtant mais l’abordage poétique d’un réel rugissant, où la littérature essaye de tenir le vivant au centre de ce qui semble se défaire.

Que ce soit des poèmes, de petites proses, des récits poétiques, des monologues, les textes de Dans le Parc est aussi le Journal de voyage d’un homme qui vit dans une Belgique, lieu idéal pour comprendre le monde."



 

Extraits

Je travaille à ma table, il y a des fleurs au-delà, dans le parc où je vais trop rarement, des avions passent dans l’illusion du bleu, je les entends à peine que déjà le glissement de toutes ces choses arrive en moi, dans un ordre précis, les fleurs avant le ciel et l’avion sans le bleu, le parc tout autour de ma table et de la durée un instant, un furtif accord entre ma respiration, les arbres qui m’entourent et une tache de lumière sur le sol entre deux racines, sur le plancher encombré de livres et de dossiers à terminer, une goutte à peine, une piqûre par laquelle passent toutes les autres taches de ma chambre d’enfant, de l’hôpital où j’ai perdu les amygdales, du grenier quand Robinson se prépare à attendre, du livre où il se tapit, de la Semois, du Douro qui trempent leurs lumières dans l’eau verte, toutes les taches passent par cette pointe d’où fuit et se remplit le monde.

*


C'est peu de choses ce vent, la pluie, les nuages qui dévalent dans le cœur des hommes et leur hésitation sur le pas de la porte à franchir la frontière qui les disperse soudain un peu plus en dehors d'eux, ils quittent la chambre ou le salon où ils déposent leurs questions, des choses simples, comment vivre jusqu'à ce soir et que manger ou qui aimer pour tenir jusqu'à l'aube, ils marchent alors tout guillerets d'être portés par une sourdine qui traîne dans les rues et ne sera jamais le son de leur étourdissement d'être dans le vent, la pluie et les nuages qui s'éloignent sans qu'ils s'en aperçoivent tout employés qu'ils sont à redresser leur corps dans la lumière qui mord l'œil, le front, le peu de peau qu'ils livrent à l'emballement du jour et des hommes qui passent en emportant chacun un morceau de cette joie d'être embrassés par des souffles qui les rendent légers.

*


Il n’y a rien à faire cette nuit, le vent, la pluie et toutes ces choses qui font trembler la maison qui est le début de tout vocabulaire, il n’y a rien à faire, cette nuit s’est inclinée dans le souvenir récent de ceux qui n’ont plus que la nuit pour commencer l’apprentissage de leur abécédaire, il n’y a rien à faire cette nuit le ramadan tombait comme un voile sur des yeux tout empêchés de cette beauté terrible, dans le tissu le sang, le vice et la vertu, dans le tissu la faim, le sucre et la durée, dans le tissu le songe et le mensonge, dans le tissu des chaînes aux pieds des écoliers, dans le tissu des saisons qui ne comptent pas leurs heures, dans le tissu des femmes qui marchent dans le souvenir inquiet des noces à venir, il n’y a rien à faire cette nuit à peine les écrans, les danses et les chants ont-ils cessé de faire tourner leur cuiller dans la bouche des premiers que déjà le bonheur pose son front sur la table et attend le vigoureux tranché du boucher orphelin.

 


 

Instants fragiles

par Francine Ghysen
Le Carnet et les Instants N°166

« Ce ne sont parfois que des larmes que l’on cache dans des flux de paroles et qui logent si longtemps dans le vide à remplir, ce ne sont que ces choses soudaines qui relèvent le jour accroupi sous la langue, ce ne sont que des poses parfois si étrangères aux muscles et aux os qui tendent des arcades avant de s’effondrer dans les poussières du vocabulaire, ce ne sont, dites-moi, que des lumières qui passent en traînant dans la sombre chambre des mémoires, ces larmes qui vous viennent un jour. » 

Larmes invisibles, connivences furtives, émotions légères, aspirations rêveuses, nostalgies floues : c’est un recueil d’impressions que nous propose Daniel Simon, sous le titre Dans le parc.

Mouvements du cœur, parfois si ténus que la plume, à vouloir les capter, n’en garde que le reflet. Avec, au détour d’une page, un petit tableau d’une précision presque douloureuse. « Elle a posé ses mains sur le front de cet homme appuyé au banc dans l’ombre des arbres de l’allée, des oiseaux se sont envolés de ses yeux fatigués. Dans le silence de cet effleurement ont disparu les portes qui n’ouvrent plus sur rien, les matins qui se brouillent encore de nuit, les raideurs toutes occupées à croire, les espérances vendues à la sauvette, les enfances déliées dans des corps de vieillards. Elle a posé ses mains et un rien de vocabulaire a retrouvé sa place dans le vol des oiseaux qui reviennent. »

Auteur de théâtre (deux pièces parues chez Lansman), de poésie, de nouvelles, metteur en scène, Daniel Simon se passionne pour les ateliers d’écriture, qu’il anime depuis plus de trente ans, et auxquels il a consacré des essais. Le dernier, La troisième séance.Un atelier d’écriture en chantier, publié aux éditions Couleur livres, réunit témoignages et réflexions sur cette expérience de création collective, à chaque fois différente, même si l’idée de base est toujours : écouter et reconnaître les participants, les aider à faire émerger ce qui est enfoui en eux, à lui donner forme ; à construire ensemble un projet vivant. « Ces échanges ont marqué ma vie, littéralement. »

Il joue ici, avec un bonheur inégal, sur la gamme des instants saisis au vol, des espoirs entrevus, des secrets devinés. Du poème en prose, sensible et court, « le bref est une éternité posée sur une lame ».

 


 

Les mots pour dire le beau à travers le laid ou l’inverse

Superbe ouvrage composé de textes brefs écrits par Daniel Simon, poète, dramaturge, metteur en scène… qui excelle véritablement dans ce domaine. Je suis tombée sous le charme dès les premières pages, tant par la pertinence du propos que par l’élégance de plume des textes proposés. En quelques mots, Daniel Simon dit l’essentiel. Il ouvre également les portes d’univers tantôt grandioses tantôt plus démunis, entrées par lesquelles le lecteur pourrait s’engouffrer si il n’existait cette réserve de déflorer un monde mystérieux. Un réticence qui dure un temps, le temps nécessaire à la méditation, à la dégustation gourmande des perles qui émaillent le livre. Puis cet instant passé, c’est l’immersion en terre humaine, inconnue certes, mais familière par la justesse des émotions décrites et ressenties.

On y parle d’hommes, de coeur, de terre, de pluie, d’amour, d’absence… autant d’éléments qui composent nos vies.

Ces textes ressemblent à des tableaux ou à des moments fixés à jamais sur pellicule. Que disent ces regards, que font ces gens, où vont-ils, que regarde le soleil… autant d’interrogations qui nous entraînent loin et ça, c’est tout de même fantastique à vivre.

“Dans le parc”, c’est un lieu où l’on croise toutes sortes de gens, on observe et on imagine, on invente des histoires à ces gens (on a tous fait cela un jour ou l’autre), alors ça devient un vaste parc humain, un terreau de visages et de destinées dans lequel nous nous plongeons avec délice. Un délice qui peut se transformer en peur, car ce monde qui abrite justement tous ces gens que nous croisons n’est pas dénué de laideur et de brutalité. Les mots se transforment pour dire cela, pour créer un abri, pour décrire l’indicible. Ce monde, il a beau être parfois très moche, c’est tout de même celui dans lequel nous vivons. Le dépeindre, c’est aussi une manière de l’apprivoiser.
Retour alors à la beauté, à la grandeur des âmes et des choses. Pour le plus grand plaisir du lecteur !

par Sahkti, le 19 février 2011 (Genève)

 


 

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/25818

Le 15 février, Guy Stuckens lisait un extrait de “Parc”, de Daniel Simon,
sur les ondes de Radio–Air libre (à écouter dans le Podfcast)

 


 

http://www.meo-edition.eu/historique.html

Le 15 février, Marilena Di Stasi a invité Daniel Simon et Gérard Adam à parler de leur dernier ouvrage sur les ondes de Radio-Alma-Brussellando

 


 

http://www.meo-edition.eu/parc.html

Gwendoline Menassa sur Radio Campus février 2012. (fin de la page)

Entretien avec Jean-Pierre Doppagne à à popos du livre Dans le Parc et "La troisème séance" (deuxième partie de l'entretien) l'Association des Ecrivains Belges: Entretien AEB-JP-Doppagne-Dans le parc1.mp3

 


Le souci du détail

Où Jean-Claude Legros, manie l’amitié, l’humour et un certain sens du dérisoire pour tenter de cerner Dans le Parc comme il l’entend…Que les trois vertus évoquées plus haut m’habitent pour le remercier…

Il est faux de croire que tout un chacun se sente bien à sa place sur un plateau de télévision malgré cette sorte de notoriété que ce passage lui confère (J’vous ai vu à la télé), malgré cette petite titillation orgueilleuse – qui parfois donne la chair de poule, après coup, lorsque l’on revoit l’enregistrement (Tout le monde a droit à son quart d’heure de gloire).

Voilà quelques mois, j’étais invité à l’émission Mille-Feuilles (Thierry Bellefroid, RTBF) dont le thème était « Le souci du détail ». J’y présentais « un petit machin écrit » qui relate l’ascension d’un fameux pilier rocheux dans les Alpes, qui avait eu l’heur de plaire aux décisionnaires de cette émission.

L’autre invité « en plateau » était Philippe Delerm, qui présentait son dernier livre, paru chez Gallimard « Un trottoir au soleil ». Cet ouvrage décrit par le menu les impressions ressenties, au goutte à goutte, lors de rencontres ou d’éclats d’âme : du pointillisme intellectuel tout autant que matériel. Je l’avais lu, bien entendu, puisque, dans cette émission, chaque invité doit livrer l’émotion qu’il ressent à le lecture du bouquin de son « adversaire » littéraire.

Tout de suite, je me suis senti mal à l’aise car, la veille, j’avais reçu et lu le dernier livre de Daniel Simon, Dans le parc. Je me disais, perturbé par cette lecture, stressé aussi sans doute de cette apparition télévisée qu’il aurait mieux valu que Daniel soit à ma place, pour diverses raisons.

La première : il habite Bruxelles et l’émission s’enregistrait à Charleroi. J’habite Aywaille. Le trajet était beaucoup plus court pour lui.

La deuxième : il parle beaucoup mieux que moi, est à l’aise dans le monde médiatique puisque dramaturge, metteur en scène, poète, nouvelliste, critique littéraire, animateur d’ateliers d’écriture (et bien d’autres choses dont la moindre, pour moi, n’est pas celle de penseur ou, plus précisément d’ homme de réflexion. Voulant affiner mon propos, je dirais « homme qui réfléchit » ou, mieux encore, « homme qui, par expérience et par instinct, trouve la beauté et les travers du monde, parvient à les identifier, à les nommer, à en faire surgir les singularités »).

La troisième : ses gestes sont précis. Son verbe est fort.

La quatrième – et la plus importante -: son texte, Dans le parc, me semblait correspondre beaucoup mieux que le mien au thème de l’émission : Le souci du détail.
Je connais, ce Daniel Simon, depuis près de quarante ans. Depuis certaines soirées poétiques, sous la houlette de Jacques Izoard, dans la librairie « Le Quai », en Roture, à Liège.

Il ne se passe pas une semaine sans que nous ne nous donnions de nos nouvelles . Une chose (entre autres délires verbaux, téléphoniques et « de vie » ), qui correspond à ces textes brefs que l’on trouve dans son dernier ouvrage, m’a marqué. Nous nous étions donné rendez-vous dans une brasserie de Hannut. J’étais en avance, déjà attablé. Je l’ai vu arriver. Sorti de sa voiture, il a regardé la place, a parcouru le site, en a humé l’air, en a supputé l’atmosphère, s’en est imprégné, l’a mise en lui…puis s’est dirigé vers l’endroit de rendez-vous après s’être empli de l’ambiance du lieu. Il en est de même lorsque je me rends chez lui et que nous errons à la recherche d’un café, d’une brasserie, d’un restaurant : il regarde, happe l’instant, empoigne l’émotion qu’il traduira en mots.

Dans le parc, c’est cela : des respirations, des échos d’âme, des bribes de vie qui s’échangent et se percutent, des coups et des douceurs, des surgissements comme des sources de ce qui pourrait être des vies, des transmissions d’états d’âme, des cœurs et des cris. Des vies, somme toute, qui ne se dévoilent pas mais qui se soupçonnent. Qui s’inventent, sans doute ou, en tout cas, qui ont la faculté de se laisser deviner par un simple regard, un geste…voire même un rien du tout. Comme si le banal était un fanal vers lequel il fallait se diriger. Comme si la simplicité était la règle du bonheur.


Dans le parc
, c’est cela : l’énigme du zéro qui fait le tout ; la loi du rien qui englobe la vie ; le petit plus vivant que l’énorme…

Daniel Simon nous donne, dans ce livre, des chemins de (oserais-je l’écrire ?) sagesse
car il nous donne, dans ses mots, la faculté de nous dire que le bonheur est dans une perception immédiate de ce que l’on croit, à chaque moment et qui s’avère faux, pour peu que l’on respire par d’autres narines et que l’on n’entende par d’autres oreilles.

Dans le parc, un texte comme un micro tendu vers l’autre. Des larmes que l’on crache. Des bonheurs d’écriture. Des petits plaisirs de lecture…comme des bonbons que l’on suce, en regrettant qu’ils fondent si vite.

Quand je vous écrivais, en début de texte, qu’il avait mieux que moi sa place dans cette émission. J’avais raison, hein !

J-C Legros, in Le Non-Dit



Je n'ai confié aucun secret sinon une chanson énigmatique. Nord ! La vie s'y tord en arbres forts,

et tors. La vie y mord, la mort à belles dents quand bruit le vent.
Apollinaire.

Est-ce la Belgique qui imprègne tant Daniel Simon et ses textes brefs évoquant un quotidien nuageux comme autant d’escales à vivre, à fuir, appellent au souvenir ? Cette terre semble être un tremplin vers un monde ouvert (dé)voilé, où le bruit des voitures, le claquement des portières, la bousculade des fantômes — d’amours perdus ou de chers disparus — éclaire soudain la brume qui emprisonne un monde cosmopolite, rassemblé dans un doux crépitement mélancolique. À pas lents, Daniel Simon marche en rêvant sur la crête des connivences, le poids des kilomètres n’allégeant en rien sa peine ni son désir d’appartenir, d’être pleinement vivant. Il nous invite à un voyage assis à sa table de travail pour un voyage debout dans les allées du mal et de la beauté, celles d'une humanité trop souvent bafouée, qu’il aime, malgré.

L’homme a décidé un jour « de rater sa vie pour mieux pouvoir l’écrire, décidant de ne plus grandir mais d’écrire pour tenter d’arrêter "l’agrandissement", l’indifférence du monde à la morale des enfants ». Dans son parc, sur le théâtre des petits gestes, des corps empêchés ou des mots échappés, beaucoup de pluie de vent de ciel, de goutte-à-goutte du temps de silence consolant de douceur de l’enfance, de lumière de détresse de chambre des mémoires et d’intenses instants de bonheur. Le ciel est bleu comme une chaîne de liens dans ces chansons d’amour d’une justesse émouvante que chante en sourdine ce poète lesté de solitude, au cœur d’une foule violentée, aux élans souvent freinés.

Dans la salle d’attente du monde, tel un douanier qui se tient aux frontières comme un ange, Daniel Simon regarde une foule d’innocents et de guerriers aux cris éblouissants ou meurtriers, une multitude d’anonymes qu’il saisit dans le prisme d’une lumière intime, braquant l’objectif sur ce qui l’indigne, l’émeut, le fatigue, le scandalise, le fait aimer, grandir, laissant la lentille faire les derniers réglages poétiques : « Je voudrais tant entrer dans le ciel et me hisser jusqu’au seuil des silences, ne plus apercevoir du monde qu’une lointaine image et j’irai dans les taillis de souvenirs, de rencontres parfaites et de désirs perdus. J’aimerais vivre cette espèce d’oubli qui fait d’un accident une vague ponctuation dans des flux de présent. J’aimerais signer ce bail avec le vague et l’indécis pour connaître le doux ennui des enfants sans avenir. »
Sans pitié chaste et l’œil sévère, tout en poursuivant une belle ombre passagère — tandis que sur sa feuille le jour s’exténue ou s’emporte dans un coup de sang — il mêle grâce au courage lucide car on a poussé trop loin l'art de l'invisibilité et des abus communs, ces passants devenus ordinaires qu’il dénonce et débusque dans les coulisses de ces vies croisées. La franchise et la compassion pour bagage, la recherche furtive d’un accord majeur comme passeport, le peintre esquisse le portrait fugace de quelques étoiles fuyantes adossées au souvenir. Le souvenir, une lanterne de repérage qui sert à pointer la nuit du jour, un véritable cor de chasse qui résonne dans ce journal poétique chantant le voyage d’une géographie humaine campée dans un présent où l’ombre du temps précède et poursuit l’avenir en une belle ritournelle.

Le mystère en fleurs s’offrant à qui veut le cueillir, la beauté s’offre comme en écho à l’éphémère avant de s’évanouir dans le silence de ces pages pleines de chuchotis émouvants : « La lumière s’est éteinte au milieu d’une phrase et le mot coquelicot m’est resté en travers du clavier, il n’y avait que la nuit et les pétales rouges qui fanaient et que je ne parvenais à cueillir tant le noir était vacillant dans cette teinte sonore comme un coq qui a raté l’aube et s’en va dans la paille et le renoncement du chant. » Le lecteur assiste à un festin éclairé  a giorno où les yeux sont des feux mal éteints, où les cœurs bougent comme les portes, où l’on mesure l’écart en soi et le temps de nos urgences, où l’on tente d’apprivoiser l’absence, ne sachant s’il faut se défaire de la colère qui nourrit (« peinant à vivre dans ce temps qui se moque des doutes, des vagues et des fantômes ») autant que le centre d’un sourire — le lecteur devinant la paix désirée qui tapisse un front pensif d’enfant heureux devenu grand malgré lui.

Dans le labyrinthe des énigmes existentielles et comportementales où Daniel Simon nous entraîne, une certitude demeure : sa prose poétique rend plus dense la houle des matins sombres, plus riche les cailloux blancs abandonnés sur la berge par le ressac de ses pensées. Elle ralentit superbement le bruit du temps car même si l’écume des jours nous glisse entre les doigts, son image floue, encombrée de tant de promesses, de tant de vœux et de tant d’espoirs bricolés, est source de bien des émois. La veilleuse de l’adulte un brin consumée, l’âme peut-être apaisée comme un midi d’été, Daniel Simon marche probablement vers d’autres horizons, nous rendant à nous-mêmes, à nos vastes interrogations qui continueront d’errer dans les allées de son parc peuplé d’une ribambelle de mains tendues, violentes, brutales ou désirantes, les mains d’une humanité fragile et complexe qui, tel le silence parfois, semblent hors de portée mais demeurent bien souvent pleine de charme et d’espérance : « de la lumière et un cœur plus léger suffisent à soulever le monde à hauteur des miracles ».

Pascale Arguedas

http://calounet.pagesperso-orange.fr/resumes_livres/simon_resume/simon_parc.htm


 

 

 


La Troisième séance

 


 

 

 

 

Ma collaboration à cet ouvrage collectif:

 

 

L’imaginaire flottant comme langue globale de la littérature

 

L’universel, c’est le local sans les murs.
Miguel Torga.

 

Exit Neandertal

L’évolution est telle que Cro-Magnon et Neandertal cohabitèrent il y a quelque centaines de milliers d’années. J’imagine que les clans cohabitaient, se rencontraient et développaient des stratégies de combat ou d’évitement. J’imagine qu’ils s’observaient, qu’ils pouvaient même échanger des objets, des signes, des émotions. Mais Neandertal disparut et ce fut Cro-Magnon qui poursuivit sa longue histoire jusqu’à nous.

Ces deux branches de l’espèce hominidé avaient l’une et l’autre des chances égales de se perpétuer, nous rappellent les paléontologues. Mais ce fut Cro-Magnon qui l’emporta dans la course de « cohabitation » car, toujours selon les experts de la question, c’est lui qui aurait développé des éléments de langage suffisant et aurait été capable de mettre en récits la vie de la Tribu.

Je ne doute pas du fait que Cro-Magnon et Neandertal ne faisaient pas que coexister même s’ils ne pouvaient se reproduire. Ils devaient rêver des uns et des autres, se craindre ou se désirer, se caricaturer, se mettre à imiter les faits et gestes de l’Autre.

Des mondes étaient associés dans des imaginaires primitifs mais ils étaient probablement contaminés par l’existence de tous.

Puis Cro-Magnon s’élança vers l’aventure du langage et des formes. Les langues, liées aux territoires et à l’alimentation de base naquirent. Les langues du blé, du riz, du mil se développèrent jusqu’à instiller dans chacun des membres de ce monde en marche des figures de représentation, des images, des rites qui se croisèrent régulièrement avec ceux des peuples voisins ou même singulièrement éloignés. 

Les langues s’imprégnèrent les unes les autres, elles portaient des traces du langage voisin, elles développaient des représentations mixtes et dans l’Empire romain, les peuples soumis par Rome et désireux de s’inscrire dans la pax romana étaient nommés, les Flavius. Le nom romain remplaçait le nom gaulois ou perse ou germain. Les Flavius avaient été intégrés à la grande Rome en perdant une part de leur identité pour en gagner une plus large. Ils parlaient cependant leurs langues, matinées des emprunts de la langue dominante, le latin. Le gallo-romain se développait, des scénarios de cosmogonie se différenciaient, des récits évoquaient les traces des autres civilisations. Cela ne se fit pas sans casse, ni sans souffrance, ni sans lutte, mais cela se fit.

Cosmopolitisme du réel, interculturalité des imaginaires

Dans quel monde perclus de naïveté saint-sulpicienne sommes-nous aujourd’hui, pour croire qu’une interculturalité se développe dans l’assentiment et la paix, lisses comme des vœux pieux.


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